#COVID19 - Liste non exhaustive des alternatives aux produits des GAFAM

Gaël Hurlimann, rédacteur en chef du numérique Le Temps, a publié récemment un article dans lequel il met en garde contre l’utilisation grandissante des services des GAFAM (entre autres firmes américaines ou plutôt californiennes). En effet, la crise sanitaire actuelle a conduit un grand nombre de personnes à travailler depuis leur domicile. Nombre d’entre elles, mais pas toutes, y étaient préparées.

Et lorsqu’on n’a pas été préparé à des mesures sanitaires proches d’un confinement, ou parce qu’on utilise déjà des services largement répandus et populaires, on se tourne vers la solution de facilité pour continuer de communiquer avec ses collègues et ses proches :

  • Pour les particuliers : Skype (Microsoft), WhatsApp (Facebook), Messenger (Facebook), Facetime (Apple), Zoom
  • Pour les entreprises : Microsoft Teams, Google Meet, Slack, Facebook Workplace
  • Pour les écoles : Google Classroom

On sait aujourd’hui (mais on s’en fiche un peu, n’est-ce pas ?) que la plupart des sociétés derrière ces produits collectent toutes sortes d’informations sur leurs utilisateurs, dans des buts plus ou moins obscurs. Dernièrement, on a appris que Zoom transmet des données à Facebook même si l’utilisateur n’a pas de compte sur le réseau social, et que Google continuerait à suivre les enfants à la trace une fois les cours terminés grâce aux périphériques sur lesquels Classroom est installé.

Un autre point d’attention, non moins important, soulevé par Gaël Hurlimann tient dans le constat suivant : notre infrastructure de crise dépend de la Californie. Aucun des outils susmentionnés n’est suisse, voire européen. Ainsi, lorsque le site de l’administration fédérale était surchargé à l’approche d’une conférence de presse du Conseil fédéral, l’Office fédéral de l’informatique a lâché les armes et tout le monde s’est tourné vers YouTube. Un exemple symptomatique de notre dépendance.

Les alternatives existent

Je me suis engagé sur LinkedIn (aïe, encore un service américain) envers Gaël Hurlimann à lui fournir, ainsi qu’aux lecteurs du Temps, une liste d’alternatives aux outils susmentionnés. Je suis cependant allé plus loin et vous trouverez ci-dessous également des recommandations pour l’utilisation d’autres logiciels et outils.

Certains sont quand même américains, tous ne sont pas gratuits, parfois ils sont plus austères à utiliser, mais ils sont plus respectueux de vos données, plus transparents et leur éditeur n’a parfois pas de but commercial.

Cette liste regroupe en priorité des alternatives respectueuses de la vie privée des utilisateurs. Si vous souhaitez compléter cette liste, laissez un commentaire sous cet article en indiquant pourquoi votre proposition devrait y figurer. Merci !

Votre besoinVous avez pensé utiliser, par exemple…Vous devriez plutôt utiliser, par exemple…
Navigateur webGoogle Chrome, Microsoft Edge, SafariFirefox (USA)
Chat écritWhatsApp, MessengerThreema (Suisse), Signal (USA)
Chat audio/vidéoSkype, Facetime, ZoomThreema (Suisse) audio seulement, Signal (USA), Infomaniak Meet (Suisse), Linphone (France)
VidéoconférenceSlack, Workplace, Teams, Meet, ZoomInfomaniak Meet (Suisse), Linphone (France), Jitsi (opensource)
Classe virtuelleClassroomOnschool (Suisse)
Échange de fichiersDropbox, Drive, OneDriveSwissTransfer (Suisse), kDrive (Suisse)
Service d’e-mailGmail, Apple Mail, Outlook, Yahoo! MailProtonMail (Suisse), Tutanota (Allemagne)
Client e-mail (logiciel)Outlook, Apple Mail, Spark, PostboxThunderbird (USA)
Moteur de rechercheGoogle, BingStartpage (Pays-Bas), Qwant (France)
VPNNordVPN, VPN Unlimited, CyberGhost, Hotspot ShieldProtonVPN (Suisse)
Gestionnaire de mots de passeLastPass, 1Password, DashlaneKeePassXC (opensource), Bitwarden (USA)
Prise de notesEvernote, OneNoteStandard Notes (USA)
Suite bureautiqueOffice, Office 365, Google DocskDrive (Suisse), LibreOffice (opensource), CryptPad (France)
Statistiques de site webGoogle AnalyticsMatomo (opensource)